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Récemment, je lisais un article sur LinkedIn racontant les retrouvailles fortuites entre un de mes contacts et son ami d’enfance. Après la joie de se revoir, les embrassades, le récit des souvenirs, mon contact pose à son ami, l’incontournable question: « Tu fais quoi dans la vie? »

Et, son ami de lui répondre à voix basse : « Beeen, en fait, heuuuu, je cherche un emploi ! »

Qui n’a jamais été confronté à cette question ? À répondre à ses aspirations professionnelles, lors d’un dîner entr’amis, un repas de famille, un barbecue entre voisins ?
Quand vous êtes en poste, même si ce n’est pas votre dreamjob, il est plutôt facile de répondre. Mais quand vous venez d’être licencié ou que vous avez fait le choix de partir? Comment répondre à ses interlocuteurs sans avoir la sensation de perdre toute confiance en soi ?

QU'EST-CE QUE LE MARATHON VIENT FAIRE DANS LA CONVERSATION ?

Il y a quelques semaines, je suis allée avec ma famille et des amis, encourager 2 d’entre eux qui couraient leur tout premier marathon, à Paris !
En tant que supporters, il fallait mettre le paquet pour être à la hauteur de l’événement et sortir du lot. En effet, nous leur avions réservé la surprise. Ils ne s’attendaient donc pas à nous apercevoir sur le parcours !
Alors, nous nous sommes donnés les moyens : banderole de 2m50, vêtements aux couleurs vives, corne de brume, sifflets et cordes vocales chauffées à bloc. Tous les éléments nécessaires pour qu’à chacun de leur passage, ils voient et entendent qu’ils étaient soutenus par leur entourage dans cette épreuve, car oui, c’est une épreuve !
Nous avions préparé nos interventions, repéré les endroits stratégiques et mis à exécution notre « machine à motivation » aux kilomètres 12, 29 et 42 !
4 heures et quelques minutes après le départ, au kilomètre 42, nous les apercevons.
Ils sont là, fatigués, les traits tirés, à quelques mètres de l’arrivée, face à cette immense arche sur laquelle on peut lire « you did it !».
A cet instant, nous donnons tout : cris, encouragements, sifflets, sautillements….
Nous savons qu’à l’instant T, le moment est compliqué et notre job, c’est de leur montrer  à quel point nous avons cru en eux sur le parcours et à quel point nous sommes fiers de les voir franchir cette ligne. Plus que 5 mètres ! 4, 3, 2, 1, ça y est, le chrono s’arrête, ils l’ont fait !
Nous devons patienter encore un peu avant des les retrouver pour les féliciter.
Les marathoniens sont si nombreux, c’en est impressionnant de voir ce flot ininterrompu.
Ils regardent tous sur leur montre, le temps qu’ils ont fait. Se dirigent vers le dernier ravitaillement qui leur est proposé, quelques fruits, de l’eau …. Puis on entend une mélodie, incessante de cling, clong, clang, cling, clong, clang ! Elles sont là, devant eux, sur des portants, tendues par des bénévoles : les médailles !
Un bon quart d’heure s’écoule, nous les retrouvons, non sans émotions !
Après plus de 4 heures de course, épuisés et fiers, le corps encore sous le coup de la douleur de l’exercice, ils sont enfin avec nous, médaille autour du cou et surtout, le très convoité tee shirt des « finisher » entre les mains !
Nous leur laissons le temps de la récupération, malgré notre impatience à vouloir tous les détails de leurs impressions, ressentis et sensations.
Ils nous parlent alors de leur course, l’attente dans les SAS, le départ, les premiers kilomètres mangés et la surprise de nous voir au 12ème.
Puis l’émergence des premières difficultés, de la douleur qui commençait à se faire sentir, de la chaleur qui pesait sur leurs jambes.
29èmekilomètre, la fatigue se fait sentir, les tiraillements aussi. Ce ne sont pas encore des crampes, mais il faut gérer.
Et là, malgré la musique ambiante, ils ont entendu nos voix, nos encouragements. La banderole fait son effet (ils ne l’avaient même pas remarquée au premier passage). Pris dans l’enthousiasme de l’instant, leur corps se redresse, tête haute, sourire aux lèvres, et un petit check au passage, c’est reparti !
42èmekilomètre, le mur s’est fait sentir pour l’un d’entre eux mais n’aura pas eu raison de lui : Sa compagne est là et un échange de regards aura suffi à le remotiver jusqu’à la ligne d’arrivée. Pour la seconde, alors que nous cassions nos cordes vocales à hurler, elle nous avoue ne rien avoir vu, ni entendu, à ce moment là. Seul un : « Je vais au bout, je vais au bout ! » résonnait dans sa tête.
Pourtant, après avoir couru plus de 42 kilomètres, avec un résultat impressionnant pour une première participation, nous les félicitons à nouveau et notre amie nous dit : « Merci, on l’a fait ensemble ».
Amusée et gênée par cette réponse (ils viennent de fournir un effort phénoménal, alors que je n’ai fait que crier et sauter dans tous les sens !), je lui souris et lui réponds que c’est gentil, mais c’est eux qui ont tout fait !
A ma grande surprise, elle m’explique à quel point le soutien que nous leur avons apporté, à plusieurs reprises et à des moments stratégiques les avait galvanisés dans les moments plus difficiles de la course. Notre soutien a joué un rôle important.

CERTES, MAIS OÙ EST LE RAPPORT ?

Mes amis, lorsqu’ils se sont inscrits sur la ligne de départ savaient qu’ils allaient devoir se préparer, s’entrainer, avoir le bon équipement. Ils savaient que ça allait être difficile, que leur corps allait souffrir, qu’ils allaient devoir se dépasser et même dépasser ce que leur corps refuserait de faire.
Vous voyez maintenant le parallèle avec la recherche d’emploi ?
Quand nous perdons, ou que nous quittons notre job, nous savons que nous allons devoir nous préparer, nous entrainer, avoir le bon équipement. Nous savons que ça va être difficile, que notre tête va souffrir, que nous allons devoir nous dépasser et même dépasser ce que notre tête refuserait de faire pour continuer.

Oui, la recherche d’emploi est un véritable marathon, à ça prêt:
nous ne connaissons ni la distance, ni le temps que cela nous prendra, à l’avance !

C’est pour cela que, comme lors d’un marathon avoir des supporters, des encouragements, des applaudissements, tout au long du parcours est d’une importance majeure.
A travers cette expérience de supporter pour mes amis, j’ai réalisé que c’est en fait exactement ce que je faisais pour les E.R.O., avec jesuisunero.com.
Certes je n’ai pas de banderoles au nom de chacun, ni ne sautille dans tous les sens ! Néanmoins, je leur montre qu’ils ne sont pas seuls, je les encourage, j’utilise juste d’autres canaux pour qu’ils m’entendent et me voient. Mails, SMS, téléphone, rencontres…
Les E.R.O ce sont mes marathoniens. Ceux que je dois soutenir et motiver tout au long du parcours, pour leur permettre d’être ou de revenir dans une dynamique, pour leur montrer qu’ils ne sont pas seuls, pour revaloriser leur confiance et leur estime d’eux même et pour qu’ils réalisent l’exploit qu’ils sont en train d’accomplir !
Et à priori, quand j’entends leurs commentaires quand ils ont retrouvé un emploi, ça marche ! Certes, s’ils ont décrocher le job, c’est uniquement grâce à eux, pourtant jesuisunero.com les a remis dans une dynamique positive qui les a galvanisés.

ET MAINTENANT, SI QUELQU'UN VOUS DEMANDE:
" TU FAIS QUOI DANS LA VIE ?"

Désormais, si vous rencontrez de nouvelles personnes ou un vieil ami qui vous demande : « et, tu fais quoi dans la vie ? », répondez lui fièrement que vous courez le marathon !
Votre interlocuteur sera surement curieux et voudra en savoir plus, certes.
Vous serez alors, amené à parler de la situation que vous traversez, à développer votre discours. Mais l’essentiel, c’est que vous aurez désamorcé la bombe de honte qui risquait de vous exploser à la figure! A travers cette réponse, votre interlocuteur comprendra que vous vous donnez les moyens d’y arriver, que vous avancez toujours et encore, un pas après l’autre malgré les difficultés, pour atteindre votre objectif: franchir cette ligne d’arrivée !!!
proud fierté
Karine

À propos Karine

Supercalifragilisticexpialidolcious Oui, nous pouvons toujours rendre les choses plus agréables!

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